BUKOWSKI, Hazardous Creature : Force et précision

Les frères Dottel sont de retour avec un nouvel opus, Hazardous Creatures, sorti le 15 avril dernier chez Veryrecords, ainsi qu’un nouveau line up. Le combo francilien accueille Fred Duquesne à la guitare et à la prod. L’ex-guitariste de Watcha insuffle un vent de fraîcheur aux compositions. Bukowski prouve ainsi sa force et sa capacité à se renouveler.
Les 10 titres du LP ne déçoivent en rien. On y retrouve la personnalité du groupe et les caractéristiques qui ont forgés sa réussite grandissante.

Le premier extrait, « Keep Your Head On », annonce la couleur. La rythmique Duquesne est bien là. Tout comme l’énergie qui a contribué au succès des précédents albums. Riff hargneux, refrains entêtants et batterie agressive s’enchaînent sans relâche. C’est le titre avec lequel on va se réveiller tout l’été et qu’on fredonnera encore le soir venu. Bukowski arrive a mener de front puissance, mélodie, cadence. Brutalité et douceur génèrent un ensemble parfaitement homogène, qui tient jusqu’au dernier morceau.
C’est sur la voix tranchante de Mathieu Dottel que s’ouvre « Shoot First », le deuxième extrait. Les franciliens alternent fureur vocale et rythmique enragée. Sur le même principe, « Hard Times » procure un soudain besoin de faire osciller sa tête en battant la mesure.
« Brothers Forever » calme un peu le jeu. L’excitation du début est domptée par des riffs bien lourds. En arrière plan, un gimmick aiguisé définit une atmosphère sombre et posée. Les paroles accrochent. On se laisser emporter.
« Hazardous Creatures », le titre qui donne le nom à l’album, déboule avec un nouveau florilège de décibels. Cinquième titre de l’album, et pas une once de lassitude dans les oreilles. Armé des mêmes astuces techniques que pour « Keep Your Head On », Mathieu Dottel déploie la panoplie de ses capacités de chanteur. Il propose un morceau ultra rapide et maîtrisé.
Un bémol peut-être pour « Maze », dont l’ambiance s’éloigne quelque peu du reste du disque. A la production beaucoup de filtres, qui provoquent un rendu presque lunaire. Le résultat n’est pas décevant pour autant, mais plutôt surprenant au regard de l’ensemble des compo.
« Troublemaker » prouve une nouvelle fois le talent de la rythmique Bukowski, impeccablement calée et emmenée avec puissance. L’album se termine sur le même ton: force, contrôle, précision. L’intensité et la robustesse du tigre de la jaquette qui plonge dans l’eau. Une image qui fait étrangement penser à la pochette du Nevermind de Nirvana…

Avec ses 10 compo efficaces et musclées, Bukowski redéfinit le genre rock « sévèrement burné » en y insérant la mention française. On n’est pas peu fiers de savoirs que quelques pépites talentueuses continuent de venir grossir les rangs du métal « Made In France ». Bukowski démontre avec Hazardous Creatures qu’il n’a rien à envier à ses confrères du reste du monde.

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