Vista Chino + Monster Truck => live @ The Roundhouse, Londres, 02.11.2013

Don’t fuck with the night

Comme s’il n’y avait pas assez de concerts à Paris, je me lance dans la traversée de la Manche, direction la capitale « grande bretonne ». Pas Rennes, l’autre. Impossible de visiter Londres, donc, sans traîner ses guêtres dans le quartier de Camden. Partout des affiches sombres attirent mon œil, me proposant Poliça ou The Cult au détour d’un bar au nom sympa (Barfly, World’s End, Underworld, etc.). Me voilà donc dans l’antre du rock’n’roll, où les salles de concerts tutoient les pubs et autres lieux de débauche avec un plaisir non dissimulé… Vista Chino et Monster Truck jouent ce soir là au Roundhouse, le célèbre hall circulaire qui a vu Patti Smith pousser ses premiers cris en Europe…

La tempête canadienne

Monster Truck ©HeavyReport

A peine arrivée dans le lieu de perdition londonien, je suis happée par une énergie folle m’appelant vers la scène. Les Monster Truck sont là. Si le spectateur distrait n’a pas fini sa bière, et bien il peut aller se faire voir chez les grecs. Le bordel c’est ici et maintenant. Ils commencent sévèrement avec un Old Train qui réveillerait les morts. Les canadiens, qui ont la lourde tâche de précéder Vista Chino, sont bien décidés à montrer qu’ils en ont dans le ventre. Londres attend clairement quelqu’un d’autre, mais nos compères ne se laissent pas démonter.
Quatre zicos, quatre voix, quatre boules de nerfs qui scandent le rythme avec une force incroyable. Le relais du chant, calibré à la seconde près, restitue la solide cohésion du groupe. Chacun à sa place, à l’égal des autres.

Monster Truck ©HeavyReport

Leur hard rock- heavy, décoince le public frileux et pousse la grande pièce ronde à guincher sans relâche. Les titres s’enchaînent, The Lion, The Giant, Power Of The People, et puis, ouf, For The Sun, répit psyché où tout un chacun écoute paisiblement les notes acides des chevelus de l’Ontario. Fin de la récré, c’est reparti. Psychics remet tout le monde d’accord. Le public s’égosille sur Sweet Mountain River, s’époumone sur Righteous Smoke et beugle à se casser les dernières cordes vocales qui lui reste sur Seven Seas Blues. Il n’en reste plus qu’un, Call It A Spade. Quoi c’est déjà la fin ?? Seriously ? Ah oui c’est vrai, je suis venue pour Vista Chino…

Monster Truck @HeavyReport

Monster Truck @HeavyReport

Set list

Old Train (Furiosity)
The Lion (Furiosity)
The Giant (Furiosity)
Power Of The People (Furiosity)
For The Sun (Furiosity)
Psychics (Furiosity)
Sweet Mountain River (Furiosity)
Righteous Smoke (Don’t Fuck with the Truck)
Seven Seas Blues (Don’t Fuck with the Truck)
Call It A Spade (Furiosity)

Desert calling

Vista Chino ©HeavyReport

Après un court interlude à la buvette, me revoici dans l’arène. Pile poil à l’heure, nos américains sont en pleine forme. Ils étaient visiblement très excités à l’idée de jouer à Londres. Les quatre hommes du désert ouvrent le bal avec Adara. La voix si particulière de John Garcia résonne dans le Roundhouse, plongeant le public dans une sorte d’extase adolescente post-Kyuss. Brant Bjork chausse ses mimiques de show man, qu’il ne quittera pas de la soirée.
Kyuss tu voulais, Kyuss tu auras.  One Inch Man, Hurricane, Gardenia et Asteroid s’alternent soigneusement avec les nouveaux morceaux de Peace.  Les célèbres gémissements de Garcia ponctuent Dargona Dragona, tandis que le magique Sweet Remain hypnotise le public londonien, en pleine adoration. Les musiciens sont au comble du bonheur et c’est réciproque ! La « pièce rapportée » Mike Dean (Corrosion of Conformity) se sent comme chez lui et réussi a s’approprier les morceaux de Kyuss Lives avec efficacité. John Garcia se recoiffe pour la 115ème fois et balance Supa Scoopa and Mighty Scoop avant d’enchaîner sur Thumb en passant par un petit Dark and Lovely. Quelques pas de danse avec son pied de micro et le voici parti pour un Green Machine d’anthologie. Un titre qu’il interprète comme si c’était son premier live, avec autant d’envie et de sincérité.
Mention spéciale à Brant Bjork, pas peu fier de pousser la chansonnette sur Planet 1&2. Armé d’un bandana bleu maintenant son extrême chevelure, le batteur pose sa voix sur un morceau plutôt space rock, qui étourdi les headbangers par sa noirceur. Le concert touche à sa fin, mais le rappel insistant fait revenir le quatuor pour Whitewater et Odyssey. Les morceaux s’éternisent, faisant la joie de tous les cheveux de la salle. John Garcia se jette alors dans le public et slamme avec fougue jusqu’à la fin du set.
Je sors de la salle avec le sentiment de m’être amusée autant que les gars sur scène. Le live aura été irréprochable, ficelé à la seconde près, avec des artistes aussi doués que généreux.

Set List

Vista Chino ©HeavyReport

Adara
One Inch Man (Kyuss cover)
Dargona Dragona
Hurricane (Kyuss cover)
Sweet Remain
Gardenia (Kyuss cover)
As You Wish
Asteroid (Kyuss cover)
Supa Scoopa and Mighty Scoop (Kyuss cover)
Dark and Lovely
Thumb (Kyuss cover)
Green Machine (Kyuss cover)
Freedom Run (Kyuss cover)

Planets 1&2
Whitewater (Kyuss cover)
Odyssey (Kyuss cover)

Une réflexion sur “Vista Chino + Monster Truck => live @ The Roundhouse, Londres, 02.11.2013

  1. Pingback: John Garcia signe en solo chez Napalm Records | Heavy Report

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s