Karma To Burn + Brant Bjork & Low Desert Punk @ Glazart, Paris le 7.10.2014

DSC_0221Cette date là est cochée en rouge depuis bien longtemps sur le calendrier Orpi Immobiliers de ma cuisine. Depuis l’annonce de la sortie de Arch Stanton (FABA/Deepdive Records, 15-08-2014) pour Karma To Burn, je brûle d’impatience d’entendre les morceaux en live. Quant à Brant Bjork, même s’il se mettait à la guimbarde électronique, je me déplacerais. Alors inutile de préciser que l’énervement pré concert est assez violent… Un peu déçue par ailleurs que l’événement tant attendu ait lieu à Glazart ; car bien que haute dans mon estime pour sa programmation, la salle ne satisfait pas pleinement mes oreilles de par son acoustique. Enfin, observer avec un plaisir non dissimulé mes camarades de gros son s’entasser fièrement dans le pit, un mardi soir, alors que le planning sonore de la semaine est déjà bien chargé, est inéluctablement annonciateur d’une soirée réussie !

Un grand merci à Napalm Records pour l’invitation !!

Le Glazart en feu !

CSC_0064Les Américains ouvrent le bal. Ce qui est bien avec Karma To Burn c’est qu’ils ont une façon bien particulière de nommer leurs morceaux. La plupart des titres portent des numéros. Pour Arch Stanton, le dernier album, ils sont tous des « Fifty » quelque chose sauf un (facile, donc, de se repérer sur la setlist à l’heure de la commenter). Le trio nous fait ainsi l’honneur d’interpréter 3 extraits de leur dernier opus, complètement intégré au reste. Les compos trouvent rapidement leur place et leur public.

A noter, la présence de « Irish Rob », le bassiste de The Exploited. Si beaucoup regrettent le côté hyper groovy des anciens maîtres de la 4 cordes de Karma To Burn, personnellement j’aime beaucoup l’énergie punk qu’il amène. Il donne un bon coup de frais au groupe et anime inlassablement la scène. Attention, que je me fasse bien comprendre, il est dans tous les cas impossible de s’ennuyer à un show de cette bande de furieux. Ca sonne « stoner/Thrash/Keupon dégueulasse », et putain que c’est bon ! Ces gars là jouent comme s’ils allaient mourir demain et balancent des morceaux taillés sur mesure pour le live. Le public de Glazart est très vite hors de contrôle. La guerre des pits ne fait que commencer…

Setlist : Forty-Seven, Nineteen, Thirty-Nine, Fifty-Five, Thirty-Four, Fifty-Seven, Fifty-Nine, Twenty-Eight, Twenty

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Encore des punks dans le désert…

DSC_02049Après un court (intervention fortuite d’une légende) interlude à la buvette, me revoici pour un moment devant la grosse pédale ronde « FUZZ » installée sur scène, attendant les punks des sables. Brant Bjork fait une apparition avec sa casquette, personne ne bouge. Il ne va pas jouer accoutré de la sorte, enfin… Le revoilà avec son traditionnel bandana. Impossible de décrire clairement l’arrivée du musicien multi-casquettes, tantôt batteur, tantôt guitariste, tantôt chanteur, et même parfois coiffé d’un bandeau. Le personnage dégage un charisme palpable.

Bon ok, cette fois c’est parti ! Un petit « Low Desert Punk » chauffe salement l’assemblée, qui honnêtement est déjà très motivée. On laisse transporter avec facilité dans l’univers poussiéreux de ces pionniers du stoner. Le second morceau, « Automatic Fantastic » est simplement parfait. Dans un décor psychédélique, le quatuor souffle violemment sur les cactus, effrayant les quelques coyottes égarés. J’avais la crainte qu’il soit rébarbatif et peut-être un peu long, mais absolument pas. On s’en délecte du début à la fin !

Brant Bjork incarne la passion à lui seul. Ses mimiques trahissent l’investissement corps et âme qu’il voue à sa musique. Autant dire que le bonhomme captive les mirettes autant qu’il secoue les oreilles, et c’est tout ce qu’on demande. Le « Mister Cool » du rock’n’roll est à Glazart chez lui, il joue pour ses potes. Il est surprenant de voir combien le public est hystérique à l’écoute de motifs si répétitifs et hypnotisant. Low Desert Punk peut se réjouir de débaucher le batteur de Kyuss pour le poster derrière un micro. L’enthousiasme est à son comble, et ce jusqu’au dernier rappel.

Merci pour cette belle parenthèse dans la semaine ! On mate solennellement la sortie du prochain album chez Napalm Records.

Setlist : Low Desert Punk, Lazy Bones/Automatic Fantastic, Too Many Chiefs…Not Enough Indians, Turn Yourself On, Controllers Destroyed, Whereou rom, man?, Stokely Up Now, I Miss My Chick, We Don’t Serve Their Kind, Buddha Time (Everything Fine), Boogie Woogie On Your Brain, Let the Truth, Be Known, Freaks Of Nature, ’73, The Future Rock

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