1000 Mods + Earthless @ Glazart, Paris le 6.11.2014

Voilà une nouvelle fin de journée digne d’une matinée de distribution de chèques restau : espérée avec angoisse. Bravant le rush hour parisien, je m’engouffre dans le métro bondé, direction l’antre du psychédélisme : Glazart !
Après les 72 bises habituelles qui précèdent une soirée Stoned Gatherings (c’est une grande famille), je quitte enfin la Plagette pour rejoindre une population impatiente, qui commence à papillonner bêtement dans la salle.
Derrière les platines, Guillaume, le bassiste de Domadora, me promet avec assurance qu’il ne passera point de Thierry Hasard d’ici la fin de la soirée. Je le quitte déçue pour trouver consolation vers le devant de la scène…

1000 volts grecs

DSC_0042Eh bien non, je ne les avais jamais vu en live et quelle grosse bêtise ! Après avoir littéralement mangé leur discographie durant la semaine, je me suis régalée du set de 1000 Mods, aussi lourd qu’entraînant. Les morceaux extraits de leur dernier album, Vultures, ont particulièrement chatouillés mes oreilles. « Claws » est à mon goût le tube de l’automne, et il prend une ampleur monumentesque sur scène. Rythmé par une masse capillaire sans fin (à en juger par la coupe de cheveux du batteur), 1000 Mods enclenche le mode headbang et le bloque pendant une heure. Un pur concentré d’énergie et de plaisir servi par une voix à mi chemin entre le stoner et le punk. Un chanteur à l’allure grunge qui porte sa basse au dessous des genoux pour n’en gratter que le manche.

Très appréciés également, les long solis pleureurs de l’album Super Van Vacation, idéaux en première partie d’Earthless car psychédéliques à souhait. Le guitariste n’a pourtant rien d’un hippie à le voir balancer sa Gibson pleine de sueur pour attraper celle que le roadie lui tend…
Un grand moment de rock’n’roll qui prouve avec force que les Hellènes sont loin d’être en reste quant au gros son.

Setlist

Big Beautiful
Claws
Road to Burn
Low
Vultures
Vidage
El Rollito
7 Flies
Super Van Vacation

Partout sauf sur Terre…

DSC_0096Earthless ressuscite le riff hippie comme personne. Les rois de la jam, venus spécialement de San Francisco pour faire groover l’Europe, donnent toute sa signification au nom Earthless : en apesanteur quelque part entre les planètes, on flotte de bonheur. Chaque morceau, de pas moins de 20 minutes chacun, part dans les lointaines contrées de l’imagination fertile de ses compositeurs. Poussant les possibilités de leur matériel à leur paroxysme, Earthless créé une ambiance chaude, émouvante, rétro. Il y a quelque chose d’aphrodisiaque dans ces 5 titres qu’ils ont eu « le temps » de jouer. On apprécie la rareté, voire l’absence de chant, qui fait la part belle à la technique mais aussi à la mélodie. Grimpant avec ardeur sur un massif mur de fuzz, le guitariste Isaiah Mitchell part dans des envolées cosmiques durant lesquelles son visage à lui seul traduit le degré de plaisir qu’affiche la salle entière.

Un concert/méditation, telle une réunion spirituelle en ode au Saint-Riff et au culte du psychédélisme. Plongée dans un état de transe difficile à maîtriser, l’assemblée de fidèle exulte, formant une incroyable nuée orgasmique. C’est complètement halluciné et heureux qu’on ressort d’un show d’Earthless pour se jeter sur le merch, et essayer de ramener un peu de cette drogue musicale à la maison…

Setlist

Uluru Rock
Violence of the Red Sea
Sonic Prayer
Cherry Red???
Mistreated (Groundhogs cover)

** Merci à Kongfuzi Booking, Stoned Gatherings et Dead Pig Entertainment **

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