Hellfest 2015 Jour 2 – Bon anniversaire Hellfest !

Ambiance_FabianBelleville-10Après avoir englouti une bonne tranche de pastèque avec une tartine de Nutella, intelligemment sorties de notre « frigo » en carton, je suis parée pour franchir l’extrême chapelle de toile qui marque l’entrée du site. En titubant près du stand café, non loin de mon campement, un attroupement d’enfants vient à moi telle une apparition divine, traînant une charrette pleine de croissants, de pains au chocolat et de thermos de café ! On est d’accord, le Hellfest est vraiment le meilleur festival au monde. Est-ce que j’ai parlé des sanitaires ? Là franchement on atteint des sommets. Outre le côté écolo avec des toilettes sèches, on se rince les doigts avec de l’eau de lavande ! A quand les bons de réduc chez Bio Coop’ ?? (PHOTOS Fabian Belleville)

Bref, revenons à nos moutons. Je décide de commencer la journée par Monarch sous la Valley, histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes… Monarch c’est un groupe du Sud-Ouest, très noir et très électronisé. Ils se présentent sur scène avec tout un tas de joujoux à faire de la musique terrifiante, un brin poétique mais maléfique à souhait. Ça ressemble beaucoup à Year Of No Light mais dans un délire bien plus sombre et barré. D’ailleurs, les deux groupes se partagent le même guitariste, Shiran Kaidine. Monarch est sans aucun doute bourré de qualités, mais là comme ça dès le matin, au petit dèj, ça gratte le tympan. J’apprécie tout de même le côté démonstratif et très charismatique de la chanteuse qui pousse des cris déchirants dans un épais brouhaha black/heavy, tassant l’assemblée sur elle-même.

Pendant ce temps là, je commence à recevoir les textos de la veille : « je suis dans la Valley de Dana », « y’a que des demies ou des pichets, je prends un pichet », « un dernier verre ? Prends la deuxième allée à droite après la bite en plastique. Je suis près du drapeau breton ».

PHOTO : Monarch par Fabian Belleville

Le Press Corner, accueille une énième fois l’Alliance de la Bûche qui, comme à son habitude, a très soif. Loin de moi l’idée de véhiculer un quelconque cliché, bien entendu. De mon côté, très sérieuse, je relis mes notes pour mon interview avec Brant Bjork (je dis ce que je veux, c’est mon blog). Ce sera d’ailleurs l’objet d’un autre billet… L’événement me fait manquer ASG, à mon plus grand désespoir, mais j’ai tout de même réussi à savourer un « Too much, too young, too faaaaaaast » d’Airbourne accompagné d’un long silence dû à une défaillance électrique pendant leur set sur la Main Stage. Je suis toujours au frais sous le parasol du bar. Pas folle !

PHOTO : Airbourne par Fabian Belleville

Airbourne_FabianBelleville-2Mon appli Hellfest m’indique que notre Brant Bjork Of Cool s’installe sous la Valley. Cette fois je me lève ! Le batteur de Kyuss, désormais au chant et à la guitare apparaît avec Low Desert Punk, une bande de potes d’enfance venus du désert. C’est Automatic Fantastic / Lazy Bones qui lance les hostilités. Derrière les grimaces encadrées d’un traditionnel bandana bleu, ce sont des sourires qui se dessinent sur le visage de Brant Bjork, visiblement très heureux d’être là. Un bonheur hautement communicatif, tant sur scène que dans le public. Ça groove comme jamais, les mouvements de mentons et d’épaules dans le public donnent une impression de flottement et de bien être. Le King Of Cool ne change rien à ses habitudes, il ajoute simplement une bonne dose de décontraction. Oui encore un ! Le tout dans l’esprit de Jalamanta

PHOTO : Brant Bjork par Fabian Belleville

Avec ma consœur de The Heavy Chronicles, on quitte guillerettes la Valley, pour venir grossir les rangs des sauvages agglutinés à la Warzone. Body Count is in the house !!! Et chez Body Count, il n’y a que du beau monde : Slayer et The Exploited, par exemple. Enfin, c’est ce que Ice-T veut bien nous faire croire. Moi je le crois. C’est qu’il est impressionnant le monsieur ! Lorsqu’il explique en plein live à une ado de 14 ans que désormais il l’a prise sous son aile et que personne n’a intérêt à l’embêter, on se croirait presque dans New York Unité Spéciale ! Le show est pensé de A à Z, le décor est ultra travaillé, tout comme la mise en scène : violente et aiguisée. Les titres s’enchaînent de Talk Shit, Get Shot à Cop Killer, la foule est focalisée sur le concert. Un Body Count imposant et massif s’empare de la Warzone !

PHOTO : Orange Goblin, par Fabian Belleville

OrangeGoblin_FabianBelleville-1Passage éclair pour deux trois morceaux d‘Orange Goblin, le temps d’apercevoir les bras grands ouverts de Ben Ward, avant d’aller me placer pour Faith No More. Une fois encore, il faut voir large pour pouvoir apprécier correctement un set sur une Main Stage. Mike Patton et sa bande offrent un véritable show à l’américaine. Tout de blanc vêtu, le groupe s’installe parmi des compositions florales mortuaires très colorées, en assénant un Motherfuckers plus qu’attendu. Derrière son micro doré, Patton affiche une parfaite maîtrise de sa voix comme de son attitude sur scène. Le soleil se couche au loin dans la prairie, déclinant un joli dégradé de roses orangés dans le ciel. Histoire d’être raccord avec l’environnement, le front man descend dans la fosse pour échanger sa chemise blanche contre le t-shirt orange de l’un des vigiles. Un grand moment de théâtre ! Quelques petits mots de français et la foule se met à hurler ! Plus d’une heure vingt de set aura raison de ce qu’il me reste de pieds. Mais c’est avec plaisir que je me délecte de Cone Of Shame, We Care A Lot et This Guy Is In Love With You (reprise de Burt Bacharach) en rappel. On se trouve bien loin au dessus du sans faute ; on assiste plutôt à un cours pratique pour rock star en devenir.

PHOTO : Triggerfinger par Fabian Belleville

Pendant ce temps là, quelques dizaines de bénévoles préparent les 10 bougies du Hellfest. Un Bohemian Rapsody retenti sur le site aux abois, avant de laisser place à spectacle féerique digne d’un 14 juillet ! Surtout lorsque (enfin) Queen s’arrête et que South Of Heaven de Slayer se pose sur le feu d’artifice avec classe et grandeur. Des milliers d’enfants poilus scrutent le ciel, ébahis. Joyeux anniversaire Hellfest !!

La fin de ma journée se traduit par un horrible set de Scorpions, qui m’aura tout de même décroché quelques sourires pendant Still Loving You ou Rock You Like a Hurricane. Et puis deux trois pintes devant Marilyn Manson qui, contrairement à son dernier passage au Hellfest, est bien fatigué…

Pendant ce temps, un DJ set Death/Thrash attire de plus en plus de cheveux au Metal Corner. L’apéro géant se finira tard sur le camping.
A demain Hellfest !

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