Beesus + Red Sun Atacama + Walruss le 15.01.2016 @ Le Picolo, Saint-Ouen

Perdu parmi les méandres des ruelles de Saint-Ouen, tant animées de jour lorsque les puces battent leur plein, le Picolo se dresse comme un phare dans l’océan. C’est en poussant les portes de ce petit bar de quartier, en s’imprégnant de sa chaleur et en trouvant dès l’entrée le sourire de Meryem et d’Eliana, nos Acid Queens préférées, que cette soirée musicale s’illumine. Walruss et Red Sun Atacama arrivent des quatre coins de la capitale tandis Beesus débarque tout droit d’Italie… Oh que vois-je ? De la Chouffe à la pression ? Let’s rock ! (CREDITS PHOTOS : Patrick Baleydier)

Walruss vient de Paris. Ils sont quatre, Marie chante, les garçons l’accompagnent. Walruss s’inscrit dans la lignée des groupes Psychés à chanteuse, de forte inspiration seventies. Rien de neuf me direz-vous, et bien non en effet. Tout le monde ne peut pas se vanter de révolutionner l’histoire de la musique. C’est donc sans prétention aucune que Walruss surfe avec aisance sur des riffs Hard Rock, sombres et entêtants. Leur présence sur scène est impressionnante, la front woman sait captiver son auditoire. Cette petite mise en bouche joliment préparée par les Acid Queens ne fait que susciter mon intérêt pour ce quatuor prometteur. A suivre, donc.

Red Sun Atacama est mon coup de cœur de la soirée. Je me suis souvent plainte de la voix, trop saturée ou pas assez mise en valeur. Ce soir je me place devant Clément, le chanteur-bassiste. Beaucoup mieux ! A mi-chemin entre Kyuss et Earthless, Red Sun Atacama emporte son public dans un tourbillon Stoner hors de contrôle.  Que dire des notes sans failles qui sortent de la guitare d’Amine ou des frappes justes et intense de Robin ? Cupid’s Arrow ou Red Queens mettent l’assemblée dans un tel état d’énervement… Le Picolo prend sa raclée, et n’en déplaise aux blasés du fond, ça envoie ! Merci, donc.

RSAL’album de Beesus a atterri par email dans ma messagerie il y a quelques semaines de cela. Très intriguée par l’estampille Heavy Psych Sounds (qui a la fâcheuse habitude de me proposer des choses goûtues), je télécharge le LP. Les Italiens séparent avec beaucoup d’entrain leurs parties Punk-Stoner à la Fu Manchu des parties Noise, plus industrielles et abstraites. Très original certes, mais je ne suis pas totalement convaincue. C’est en découvrant l’énorme pédale Super Fuzz sur la scène du Picolo que je décide de donner une nouvelle chance à mes oreilles. A demie rassurée, je headbang violemment sur les fameuses parties Punk-Stoner, comme j’aime à les qualifier. J’apprécie le côté Noise des autres parties, mais là ou le bât blesse si j’ose dire, c’est lorsque ces deux parties se rencontrent. La transition trop rapide m’interloque. Ce n’est toutefois pas l’avis du public dont les membres s’entrechoquent avec fougue ! Il faut tout de même reconnaître la passion que le quartuor s’efforce de déployer sur scène, et qui s’ancre littéralement dans le domaine de la sismologie. Mitigée, donc.

Bonus cadeau : la présence de Marteen Donders au merch ! Mais si, le papa des artworks de Blues Pills, Uncle Acid, Monomyth, Roadburn et bien d’autres encore…

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