Death Alley + Saviours + Sasquatch le 26.02.2016 @ Glazart, Paris

_MG_6810La vraie rentrée des concerts pour 2016 c’était vendredi dernier à Glazart, pour une soirée 100% Heavy Old School ! Les Stoned Gatherings ont fait venir trois machines à gros riffs, à savoir : les Hollandais de Death Alley et les ricains de Saviours et Sasquatch. Bûche après bûche le public, non content de se retrouver en famille, a su apprécier chaque instant endiablé que ce plateau de choix a proposé. Pas une seconde de ce début de week-end n’est à jeter, vraiment aucune. (CREDITS PHOTOS : Patrick Baleydier)

Ça démarre par Death Alley : quatre paires de Santiags tout droit venues du pays des moulins à vent, et menées par un charismatique chanteur à la moustache de cow-boy et au déhanché Robert Plantien. Musicalement, le quatuor se range derrière d’éminentes références telles que Captain Beyond ou Blue Öyster Cult. Le jeune combo qui semble sorti d’une autre époque affiche déjà une incroyable aisance scénique. Il faut savoir que les Death Alley ne sont autres que les nouveaux protégés de Tee Pee Records qui a publié leur tout premier effort Black Magick Boogieland en mai 2015. Ce soir il nous font l’honneur de nous présenter l’opus en live.

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Chaque battement de tambourin (parce que oui il y a un tambourin, forcément!) déclenche d’étranges oscillations dorsales dans la salle qui se contorsionne de plaisir. Les mimiques des musiciens, tout comme leur amour pour le rock sixties ou leurs tenues texanes rappellent quelque peu leurs cousins de l’autre côté de l’Atlantique, les Scorpions Child… Entre ballades folk et rock’n’roll tout ce qu’il y a de plus classique, Death Alley explore les territoires du revival avec brio et rafraîchit les guêtres pas si usées des pères du Heavy. La liberté souffle fort ce soir à Glazart, tout redevient possible !

La place encore chaude, Saviours monte sur la scène du Glazart. Torse nu tatoué pour l’un, t-shirt de Venom pour l’autre, les californiens ne sont pas venus pour beurrer des sandwichs ! C’est sale à souhait, gras, saturé, pesant. Les qualificatifs me manquent. Lorsqu’ils entament les premières notes de « Love me Like a Reptile » de Motörhead, on sent une joie immense dans le pit qui ne peut qu’acquiescer face à tant de bon sens. Le set part dans tous les sens, la mer humaine s’agite violemment et produit de grosses vagues. The Seekers, Hell’s Floor, We Roam, de gros billots frappent Glazart comme s’il en pleuvait. Qu’on est bien là en famille, à se faire secouer les puces !

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Sasquatch se fait toujours trop rare sur les scènes française, c’est donc avec beaucoup de bonheur qu’on les retrouve ce soir. A la fois puissant et sensuel le riff Sasquatchien permet un rapide décollage vers le royaume du psychédélisme. Keith Gibbs (chant-guitare), le bonnet vissé sur le crâne, et ce malgré les 150°C ambiants, envoie du groove en barres. The Message, issu de l’album IV, achève de convaincre les plus réticents. Toujours très efficaces, les poulains de l’écurie Small Stone jonglent entre des lignes rythmiques réglées au détails près, un chant bien structuré et des interventions solos toujours très pertinentes. Les morceaux, jamais très longs (4-5 minutes), ne contiennent que quelques accords, mais suffisent à imprégner l’espace sonore de rock’n’roll. Sasquatch va directement à l’essentiel et personne n’en attend moins d’eux. Un excellent moment qui referme une belle soirée !

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