SUNNATA Zorya

Il était des religions déjà vieilles quand la Terre émergeait du chaos originel. Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le vide. (TEXTE : Julien Girault)

Ne réfléchissez plus en terme d’absence. Le vide est l’océan primitif baignant toute chose. Impossible à remplir, il ne donne de lui qu’une infime fraction à occuper. En matière de culte, il s’agit du monolithe absolu. Une spiritualité ultime, dénuée du moindre fragment de religion, bien évidemment destinée à disparaître. Nous ne remercierons alors jamais assez Sunnata de jouer les hérauts tumultueux. Enter the void.

Passé une première tempête cosmique de fréquences basses, le grondement vous absorbe tout entier. Écouter d’une oreille distraite l’album revient à se faire cueillir par une déferlante, alors que vous vous mouillez gentiment la nuque avant d’entrer dans l’eau. Vous ne savez plus très bien où est le haut et où est le bas ; et pourtant, aussi malmené soyez-vous, ce tournoiement a quelque chose d’étrangement réconfortant. Une écoute de Zorya, je dis bien une seule, et l’expérience sera similaire. Aussi éphémère soit cette vérité, ne la manquez pas, elle est trop précieuse.

 

SUNNATA – Zorya – Autoproduction (11.04.2016)

1. Beasts Of Prey
2. Zorya
3. Long Gone
4. New Horizon
5. Again and Against

Plus d’info :

Artwork par Jeffrey Smith

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