Desertfest Londres Day 1

crowbar--desertfest-london-2016-290416_26829269721_oDans notre petit monde Doom Stoner , le mois d’avril est toujours chargé en festivals à travers l’Europe et souvent, par manque de moyens ou de disponibilité les choix sont difficiles, voire cruels. Mais cette année encore le mien s’est porté sur le DesertFest Londres. L’affiche finale a fait pencher la balance, et j’avoue que retrouver l’ambiance de Camden m’a motivé aussi. C’est donc en fidèle de la première heure, que je suis allée fêter  le 5ème  anniversaire du DesertFest en ce dernier week end d’avril. (TEXTE et PHOTOS : Valérie Girodon)

Les festivités commencent traditionnellement par une « Pre Party » le jeudi soir au Black Heart, quartier général  et centre névralgique de la Team DesertFest. C’est l’occasion de démarrer en douceur, retrouver les amis et les connaissances des précédentes éditions et boire des bières ensemble en discutant des concerts que chacun à programmé de voir pendant ces trois jours. Cette année, entre les horaires de mon avion, le transfert vers Camden et mon installation à l’auberge  je n’arrive à pointer mon nez au Black Heart qu’à 22 heures passées. Déjà trop tard pour les deux premiers groupes qui jouaient en début de soirée et la « tête d’affiche » de la soirée, Slabdragger est déjà sur scène depuis un bon moment. J’hésite à monter dans la salle pour le quart d’heure de set restant, mais au final, n’étant pas forcément une grande fan du groupe, j’opte pour la vodka tonic, posée au comptoir. Première impression, il y a moins de monde que d’habitude pour une warm up  que les années précédentes. Pour y avoir vu par le passé un Black Heart surblindé quand c’était Gurt ou Enos, par exemple, qui jouaient, je me dis que la programmation y est peut être pour quelque chose… Passablement crevée par ma journée de voyage et n’ayant rien mangé de la journée, je décide de rentrer à l’auberge après un passage rapide au Mc Do (on fait ce qu’on peut avec ce qui est encore ouvert à cette heure).

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Vendredi 29 Avril, début des hostilités à midi avec la récupération des bracelets. Comme l’an dernier, la petite rue du Black Heart est fermée à la circulation et réservée pour le festival. On y trouve le barnum d’accueil, celui du merch et nouveauté cette année, un espace presse avec une grande tente pour les interviews, les pauses etc.  Des tables, bancs et des parasols sont installés dans la rue, bonne idée également pour désengorger le Black Heart et se poser en extérieur. Les concerts commencent à 14 h à l’Underworld tout proche avec Gurt comme premier groupe que bien évidemment je tiens à aller voir. Sauf que… Je dois aller changer de dortoir a l’auberge à la même heure… Le temps de récupérer la fabuleuse affiche sérigraphiée du festival, signée Malleus, la ramener à l’auberge et faire le check in… J’arrive à l’Underworld à la fin du set de Gurt, bien dégoûtée de les avoir raté.

The Grudge

Qu’à cela ne tienne, je me pose au premier rang pour le prochain set prévu : Black Pussy. Sauf que… Au vu du look des mecs qui s’installent sur scène, visiblement ce ne sont pas eux… Je me renseigne et en effet, suite à l’annulation de la venue de Planet of Zeus, les Black Pussy ont été décalés à leur place et c’est un autre groupe qui joue à la leur The Grudge. Ok. Décidément chaque année il y a des imprévus de programmation, notamment à l’Underworld, croisons les doigts que ça soit la seule déconvenue du week end. The Grudge est donc le premier groupe de ma journée et franchement, j’ai bien apprécié le Stoner Sludge bien gras et les gros riffs aux bons accents de la scène Nola . Et qui plus est, ils savent mettre l’ambiance, ça bouge pas mal dans l’Underworld.

Black Pussy

Avec l’arrivée des Black Pussy sur scène et leur look résolument old school revival seventies, pantalons pattes d’ephs, chemises à fleurs ou à rayures kitchs a souhaits, on sait que le changement d’univers musical va être radical. Je ne connaissais pas mais ils m’avaient été chaudement recommandés, et à raison ! Bond dans le temps, me voila à Woodstock, ça groove à mort,  c’est jouissivement psyché et l’ensemble est furieusement joyeux, les mecs s’éclatent, le batteur a un gros smile bloqué pendant tout le set et le public est happy tout pareil ! Vraiment une bonne découverte pour moi, mais que je dois interrompre avant la fin pour cause de début de set imminent de Egypt à l’Electric Ballroom.  Il est pas loin de 17 h et je suis toujours à jeun, et comme au vu de la programmation je compte y camper pour le reste de la journée, je me prend donc un sandwich sur le chemin entre les deux salles que j’engloutis en faisant la queue pour entrer.

Egypt

Je n’ai encore jamais vu Egypt sur scène et c’est la raison essentielle qui a motivé mon choix. Sur album, il y a vraiment de bons trucs mais je ne suis pas totalement convaincue par l’ensemble, donc  il me tarde de voir si j’apprécierais mieux en live leur Doom Stoner spatial. Force est de constater à regret que ce n’est pas le cas . C’est sympa, mais je n’accroche pas plus que ça. Parfois un peu trop de « branlage de manche » un long passage instrumental en seconde partie de set avec un bon groove psyché doom, mais dans l’ensemble, Je ne rentre pas dedans,  comme si il manquait un truc sur lequel j’arrive pas à mettre le doigt … et je me met  à regretter de n’être pas restée jusqu’à la fin de Black Pussy. Bref, du coup,  pause Vodka au bar du balcon en suivant de loin, réservant mon énergie pour la suite.

Astéroïd

Et la suite c’est un p***** de météorite dans la face !  J’avais raté leur précédent passage lors de la première édition en 2012 mais je gardais en excellent souvenir de leur set au Freak Valley 2013, Asteroïd à l’Electric Ballroom, ça promettait de base du très bon.  Je rejoins la barrière, bien décidée à en prendre autant dans les yeux que dans les oreilles et c’est parti pour un trip à la suédoise d’une (trop courte) heure du genre qui te met le smile pour la journée. Sur scène le trio est à fond, le gratteux communique beaucoup avec le public, sourire bloqué et plein d’humour, le bassiste joue en djellaba, et le batteur, juste en slip ! C’est fun, ça groove à mort, le public est chaud bouillant on a même le droit à un nouveau morceau de leur prochain album qu’ils nous annoncent pour l’automne. Seul bémol, l’annonce également du prochain départ du batteur. Mais bon, ce soir un astéroid a embrasé l’Electric Ballroom et p**** ça fait un bien fou.

Crowbar

Dur de redescendre d’une telle claque…  Les ¾ d’heure du changement de plateau ne sont pas du luxe pour s’en remettre, surtout qu’avec les deux têtes d’affiche de ce soir, on allait changer d’univers et plonger au cœur du bayou avec le Combo Crowbar / Corrosion of Conformity.

D’entrée de jeu Crowbar nous assène un son énorme, d’aucuns diront plus tard qu’ils ont trouvé qu’il y avait trop de basses, mais pour ma part, je ne l’ai pas ressenti.  Merci peut être à mes nouveaux bouchons d’oreilles de qualité ! En tout cas le set est carré , puissant, avec une mention spéciale pour leur reprise de No Quarter de Led Zep qui envoie du très très lourd. Pour ceux que ça intéresse,  vous pouvez consulter la set list du concert dans la galerie photo. Pour clôturer en beauté cette première journée de festival, j’ai l’impression d’assister à un événement majeur, genre concert mythique. Et ce n’est pas qu’une impression car le retour à une formation à 4 musiciens de Corrosion of Conformity avec  Pepper Keenan comme front man c’est clairement l’événement à ne pas manquer. Et le public ne s’y trompe pas, car il est venu en masse blinder l’Electric Ballroom.

Corrosion Of Conformity

J’avais déjà vu Corrosion of Conformity lors de la première édition du DesertFest, à l’Underworld et également en 2014 aux Stoned Gatherings à Glazart, mais musicalement ici, rien à voir avec le Crust /Hardcore de leur période en trio, on a le droit a un retour aux sources des plus puissants, les zicos s’éclatent sur scène, ils ont l’air visiblement ravis d’être réunis, et nous aussi. Ça bouge beaucoup dans le public. On aura le droit à 3 morceaux en rappel avec une grosse jam sur le dernier, qui traîne un peu en longueur, comme s’ils voulaient nous en donner, encore et encore. On sent qu’ils veulent vraiment faire plaisir à leur public et qu’ils peinent a quitter la scène.  Merci.

Je ressors de l’Electric Ballroom rincée, mais heureuse.  Comme beaucoup je fais un passage au Black Heart mais il fut bref car l’endroit est un peu trop surblindé à mon goût. Je n’ai plus de pieds, plus de reins et j’ai faim plus que soif donc je rentre à l’auberge pour un repos bien mérité. Enfin repos… Quand le DJ Set au rez de chaussée du pub sera fini, à plus de 2 heures du matin… En tout cas, le bilan de cette première journée, après un début plutôt chaotique est clairement positif avec en points d’orgue, une belle découverte musicale, Black Pussy, une claque monstrueuse avec Asteroid et un concert mythique De CoC.

Gageons que la prochaine journée sera au moins aussi riche que la première mais au vu de la programmation, c’est à n’en point douter, comme vous pourrez le lire dans le prochain report du samedi 30 Avril.

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