Desertfest Londres Day 2

monomyth--desertfest-london-2016---300416_26291959484_oAutant vous le dire tout de suite , cette année j’ai privilégié les valeurs sures aux découvertes.  La veille j’avais donc fait l’impasse sur les concerts au Black Heart, ce samedi, j’y rajoute l’Underworld qui pourtant affiche une belle programmation avec entre autres Bong Cauldron, Slomatics, Monarch ou encore Samothrace. Mais au vu des bûches annoncées à l’Electric Ballroom, et des doublons au niveau des horaires, j’ai tout naturellement décidé de camper pour la journée devant la « mainstage » du festival. (TEXTE & PHOTO : Valérie Girodon)

En prévision, je me restaure un minimum avant les hostilités et à l’ouverture des portes du Ballroom à 14 h, je m’installe comme d’habitude à la barrière pour attendre fébrilement de me prendre ma première claque de la journée : Monomyth.  Leur passage au dernier Desertfest Anvers avait été un des meilleurs concerts du festival pour moi et leur nouvel album Exo  est un pur joyau de Psychedelic Space Rock. Deux excellentes raisons  qui ont bien jouées dans mon retour à Londres cette année. Oh mes aïeux quel concert ! Que dis-je, quel putain de voyage cosmique !  J’ai des frissons partout, je suis à fond  et je danse sur ces mélodies jouissives sur fond de rythmique de bourrin. Le batteur est tellement à fond aussi qu’il en explose sa caisse claire. Le public est clairsemé au début du set, même les photographes sont peu nombreux dans le pit, ce qui m’étonne plutôt, mais la salle se remplit doucement et au final les présents ont l’air ravis. Le temps passe à une vitesse folle, le trip s’arrête au bout d’une heure mais j’en voudrais encore, et encore… J’ai le sourire bloqué. Cette journée comment vraiment excellemment bien !

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Quand, au changement de plateau tu vois arriver les amplis Green, tu sais que la suite va être très très « fat ». Et pour cause ! La suite c’est Conan ! Des habitués du festival qui cette année se payent le luxe de jouer dans la grande salle. Ça va poutrer sévère. J’enfonce mes bouchons d’oreilles à fond (je garde un souvenir assez handicapant d’une surdité de trois jours d’une oreille à cause d’un de leurs concerts à Genève en 2014, donc bon, je préfère prendre mes précautions). Et c’est parti pour la déferlante de riffs biens gras et basse pachydermique.  Sur fond de visuels issus de leurs magnifiques clip vidéos, le son est énorme et leur Doom caverneux est totalement jouissif sonorisé dans cette salle. Sur scène l’attitude du trio a notablement  changé par rapports aux autres concerts d’eux auxquels j’ai assisté. Si le bassiste reste toujours introverti,  casquette vissée sur le crâne et caché sous la capuche de son hoodie, le guitariste, lui, tête nue , longs cheveux au vent et grosse barbe hirsute, est beaucoup plus communicatif avec le public qu’auparavant.  Je me prend donc une heure de troncs dans la face en aller retour . Deux concerts, deux gros kifs, 100% de satisfaction  sur mon programme de la journée pour l’instant.

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Par contre, difficile de redescendre après ça … et enchaîner avec Truckfighters me semble pas gérable. Sans compter que je ne suis pas franchement fan du groupe musicalement vu que le seul intérêt que j’y vois se résume à un seul morceau : Desert Cruiser… et accessoirement aux jumps sur scène du gratteux Zébulon.  Je me tâte donc pour filer voir Slomatics mais le set est déjà commencé depuis un moment et l’Underworld est blindé, donc j’opte pour une longue pause redescente tranquille devant une vodka pour affronter le suite du programme à l’Electric Ballroom avec les deux têtes d’affiche de samedi,  Pelican et Russian Circles, que je n’ai encore jamais vu sur scène ni l’un ni l’autre.

Pour Truckfighters, le public est extrêmement nombreux et à la fin du set, je profite du mouvement de foule vers la sortie pour me réinstaller à la barrière pour attendre l’envol du grand oiseau Pelican. Si hier le retour de Pepper Keenan au sein de CoC était l’évènement du jour, le retour sur scène de Pelican, groupe majeur du Post Rock instrumental  est certainement  l’événement de ce samedi au Desertfest.  Et je vais vivre effectivement  un moment assez magique. Un gros trip océanique introspectif fait d’alternance de vagues  calmes et de tempêtes déchaînées. Je suis ballottée d’un extrême à l’autre avec délice. Sur scène, le bassiste occupe la position centrale et balance un putain de groove. Et si l’un des gratteux vit le trip concentré de l’intérieur, l’autre par contre est  à fond,  le calme et la tempête, un peu à l’image de leur musique en somme. Malheureusement pour nous, pour cause de timing dépassé, le voyage est brutalement interrompu. Alors qu’ils avaient annoncé deux morceaux pour finir, ils n’ont au final le droit de n’en jouer qu’un, nous laissant un peu comme un goût de coït interrompu.  Pour ceux que ça intéresse, vous pouvez retrouver la setlist dans la galerie photo.

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Le changement de plateau est ultra rapide, ça court dans tous les sens sur scène pour installer le matos de Russian Circles, le groupe qui, à son annonce dans la programmation de cette édition m’a définitivement convaincu de ma présence cette année encore. Avec Russian Circles, on reste sensiblement dans le même univers Post Rock instrumental qu’avec Pelican. Les deux groupes viennent de l’Illinois, sont amis et tournent actuellement ensemble, mais musicalement Russian Circles a des envolées plus stratosphériques je dirais, à la limite même du spatial et sur scène effectivement le trip m’emporte vraiment loin, rythmé par un jeu de batterie totalement fou. Visuellement l’ambiance lumineuse me fait penser à Cult of Luna , souvent enfumée ou très sombre et les prendre en photo est des plus ardus pour moi. Je laisse vite tomber d’ailleurs pour me consacrer totalement à la musique. Les morceaux sont peu nombreux malgré le set de 1 h 45 car ils sont longs et ils explorent l’ensemble de leur discographie.  Longues parfois aussi les pauses entre les morceaux, ce qui attise parfois le public a réclamer la suite, car le public aime visiblement beaucoup lui aussi et étrangement ça bouge pas mal dans la salle, je me fais un peu secouer à la barrière, chose que j’aurais pas forcément imaginé avec ce type de musique. Je ressors du concert rincée, complètement sous le charme de cette très grosse claque, attendue certes, mais bien reçu.

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Fin de la programmation à l’Electric Ballroom tout le monde sort et visiblement un bon paquet des spectateurs présents, dont je fais partie se dirige vers le Black Heart soit pour assister au set déjanté du duo Mantar, soit pour y finir la soirée devant des bières. En arrivant aux abords de la rue, au vu de l’immense file d’attente et du délai estimé à pas loin d’une heure par certains pour accéder au Black Heart, je laisse tomber. Pas d’after ici encore ce soir, il y a définitivement trop de monde pour moi. Je rebrousse chemin et même scénario que la veille, je rentre à l’auberge en passant par la case Burger King cette fois. La journée fut riche,  je me suis vraiment fait plaisir sur tous les concerts que j’ai vu et j’ai besoin de repos si je veux profiter pleinement du dernier jour qui lui aussi annonce une programmation de bûches pas wagons entiers.

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