THE DILLINGER ESCAPE PLAN Dissociation

thedillingerescapeplan_2016_dissociation_coverNous ne remercierons jamais assez les groupes ayant la lucidité de tourner la page avant que la farce prenne le pas sur la légende. Pour dire vrai, cela ne concerne pas exactement The Dillinger Escape Plan qui n’a cessé depuis sa formation en 1997 d’offrir à ses auditeurs des œuvres magistrales. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin alors ? Et pourquoi pas ? Selon Ben Weinman, dernier membre historique du groupe, rien n’est plus honorable de partir quand on est parvenu à se hisser au sommet. Et quel(s) sommet(s) ! (TEXTE Julien Girault)

Parmi tous les groupes inclassables, The Dillinger Escape Plan occupe une niche à lui-seul. Mathcore pourrait s’avérer une étiquette satisfaisante, si nous nous contentions d’observer leur virtuosité technique (bon courage pour faire un tribute, tant leurs compositions sont complexes.) Pour le « reste », le groupe est une savante alchimie de métal, punk hardcore, free jazz, pop et trip hop ; le frontman du groupe Greg Puciato assure quant à lui le chant, auréolé d’un effet Patton, histoire de fragmenter un peu plus un quelconque horizon d’attente. Nous avions bien dit inclassable. Dans ces conditions, inutile de s’attendre à un discours d’attente pontifiant en guise d’adieu. Dissociation est peut-être le mot de la fin, mais il s’agit avant tout d’une gigantesque fête pour remercier tous ceux qui ont suivi le groupe.

Synthèse ou medley, peu importe. Dissociation se charge de rappeler sans la moindre précaution auditive ce qui fait l’ADN du groupe. Les trois premiers morceaux endorment doucement le public en faisant résonner un hardcore d’une solidité inébranlable. Puis, à partir de FUGUE, les chiens sont lâchés. Premiers accents electronica mariant Trip Hop et Dubstep, c’est le début du bonheur. Surrogate attaque violemment, comme si Faith No More s’était nanti d’un son punk teigneux. Nothing Forget joue le contrepoint en alternant un chant pop sucré et ironique comme pas permis et un chant rageur propre à se faire coucher sur le dos la pire ordure des chiens d’attaque. En guise du dernier verre pour la route, le morceau éponyme débute sur des arpèges classiques joués aux violoncelles avant d’opérer une rupture en electronica et en chant clair. Une dernière pour dire au revoir. Un album de prise de congé classieux. Merci pour tout, les amis.

THE DILLINGER ESCAPE PLAN – Dissociation- Party Smasher Inc (14.10.2016)

  1. Limerent Death
  2. Symptom Of Terminal Ilness
  3. Wanting Not So Much
  4. FUGUE
  5. Low Feels Blvd
  6. Surrogate
  7. Honey Suckle
  8. Manufacturing Discontent
  9. Apologies Not Included
  10. Nothing To Forget
  11. Dissociation

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