Grails + Majeure + Henryspenncer le 13.03.2017 @ Glazart, Paris

Comme à leur habitude, les Acid Queens réunissent leur assemblée autour d’un plateau choisi avec beaucoup d’amour !! Des parisiens de Henryspenncers aux Américains de Grails, en passant par l’improbable Majeure, l’instrument retrouve une place privilégiée. L’instant est délimité, tout est possible. (PHOTO Patrick Baleydier | TEXTE Floriane Fontaine)

Henryspenncer lance le bal. A l’instar de leurs collègues de soirée, le quatuor ne comporte pas de chant. Nul besoin, puisque le parfait son de basse comble tout manque de partie vocale ! On se régale de cette rythmique qui déclame un univers poétique et affirmé. Difficile de leur coller une étiquette, mais on s’approche niveau style de Domadora, Tia Carrera, ou encore Color Haze. La touche Henryspenncer est plus lourde, peut-être un peu plus sale aussi, ce qui n’est pas sans nous déplaire. Le public du Glazart semble bien apprécier le phénomène, et ce malgré les opportunités de plus en plus nombreuses de voir Henryspenncer sur scène à Paris. Point de lassitude donc, on note. Pour ma part, c’est une belle découverte.

Bien que digne représentant de la scène kraut/space rock, Majeure sonne beaucoup trop électro pour mes sensibles tympans. A mi chemin entre Mogwai et Tangerine Dream, le musicien reste très attaché aux élucubrations des Moogs. Je suis néanmoins époustouflée par sa capacité à occuper l’espace sonore et à captiver son auditoire avec tout un panel de sons totalement inconnus au bataillon. Sa créativité est sans limite. Si Majeure ne trouve pas grâce à mes oreilles, il me met délicieusement en bouche pour la suite à venir, à savoir Grails !

Ambiance tout spéciale, lumière tamisée, battements de cœur palpables… Grails s’approche. Personne dans la salle ne semble mesurer l’immensité de la galaxie dans laquelle le groupe va nous transporter. Le voyage est spirituel, presque initiatique, une expérience unique et absolue, ponctuée d’envolées non pas lyriques mais mélodiques et poétiques. Emil Amos, aussi batteur de Holy Sons ou de OM, amène sa touche de façon plutôt imposante. Ca pourrait être le détail négatif, ou du moins reprochable, car Grails est un groupe à part entière et non pas une vitrine d’un membre en particulier, mais la présence marquée d’Emil Amos n’est pas pour me déplaire. Sa frappe est juste et en parfaite harmonie avec l’ambiance que Grails dégage en ce lundi soir parisien. Un magnifique “Back to the Monastery” achèvera de convertir les derniers réticents, aux bienfaits du Saint Grails.

On remercie chaleureusement nos Reines acides pour cette belle soirée !

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