MONOLORD Rust

Saisi par le majestueux Empress Rising, le Monolord addict attend patiemment, concert après concert, le nouvel opus à venir. Ravi par Vænir et enchanté par Lord of Suffering/Die in Haze, le fan de la première heure imagine tant bien que mal comment son groupe préféré réussira à le séduire avec le Rust à venir… La grosse basse qui tâche : fait. La voix d’outre-tombe : fait. La batterie qui saigne : fait. L’amélioration album après album, la qualité incontestable du traitement du son, les lives transcendants : fait, fait, fait. Emplie d’une curiosité aiguë mêlée d’appréhension, la groupie commence la lecture de Rust. (TEXTE Floriane Fontaine)

Il faut deux bonnes écoutes avant de se faire une vraie idée de cet album. Qu’on aime ou pas Monolord, la première écoute reste surprenante. Les Suédois ont visiblement cherché à sortir de leurs sentiers battus. Pourquoi pas. Where Death Meets The Sea apparaît plus mystique que lourd, plus rock que doom. Un poil surproduit peut-être aussi. Même réflexion pour Dear Lucifer qui se la joue wizard bizarre avec un chant très présent et mélodique. Une déception en demie teinte qui s’estompe quelque peu à la seconde écoute.
Dès le troisième morceau, Rust, on est frappé par la qualité de la composition. L’album prend toute sa portée et son sens au regard du parcours du trio. On voulait de la surprise ? Allez c’est parti. Pour commencer, Monolord invite de nouveaux instruments. Sur Rust on entend un orgue ! Sur l’idéale balance Monolord heavy/doom, ce morceau penche méchamment vers le heavy… Et c’est très réussi ! Complètement mal mené depuis le début de la découverte de cet album, l’auditeur explore sa propre palette d’émotions, ne sachant plus trop à qui il a à faire, ni quels sont ses goûts originels. Dérouté, il ne peut qu’apprécier la situation. Ce morceau sonne, il n’y a rien d’autre à analyser ! Voilà le secret et le besoin de deuxième écoute. Monolord rappelle avec ce deuxième album, que les frontières des genres sont ridicules quand on aime le rock, qu’on peut tout aimer et tout mélanger. Les ingrédients ne font pas tout, il faut surtout une bonne recette et de bons cuisiniers !
C’est ainsi qu’on se régale de Wermland et ses intrigants passages au violon, ou bien de Forgotten Lands qui fouille le rock psyché pour dégoter les quelques accords qu’on n’aurait pas encore entendus. Puis on arrive, la bave à la commissure des lèvres, à AtniceaeL’électronique est intelligemment découpée par d’inattendus moments acoustiques et des riffs classic rock épurés. Fantastique titre de 15 minutes qui donne l’envie irrépressible de relire l’album, mené de main de maître par le trio au sommet de son art, armé d’inspiration et de volonté.

MONOLORD – Rust – Riding Easy Records (29.09.2017)

  1. Where Death Meets The Sea
  2. Dear Lucifer
  3. Rust
  4. Wermland
  5. Forgotten Lands
  6. Atniceae

Plus d’infos :

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