HELLFEST 2018 Vendredi sous le signe du Diesel

Treizième édition du Hellfest, et troisième pour moi en tant que photographe pour Heavy Report. Quatrième en tout depuis 2011, et loin d’être une habituée, je reconnais pourtant avec ce petit recul de trois ans, que le Hellfest reste un festival incontournable. La concurrence aura beau tenté de s’accaparer son public, ici on retrouve un plaisir adolescent à revoir de vieux groupes, ou en découvrir de nouveaux, et les fidèles ou nouveaux venus ne s’y trompent pas. Ma préférence reste cette année encore à la Valley et la War Zone. (TEXTE & PHOTO Sandrine Correia)

Début des hostilités donc à la Valley avec Dopethrone et son Doom/Sludge efficace. Jamais vu mais à la réputation incontournable, je m’attends à un début en fanfare. Malheureusement est-ce moi et ma fatigue, je reste un peu sur ma faim. Le groupe semble fatigué, sans doute que le concert des Stoned Gatherings hier à Paris aura été un peu trop festif. Je le ressens dans leur prestation qui ne décolle que sur la fin de leur set.
Ne voulant pas rester sur un semi-échec, direction la War Zone. Je découvre au passage les nouvelles installations du site : les deux murs d’eau vite adoptés par les festivaliers qui souffrent depuis trois ans de le chaleur. La beauté du design alliée à ce côté ludique fait que chaque année ce Disneyland du métalleux (comme certaines mauvaises langues ont pu le dire) ne cessent de s’améliorer. A tous les voir s’amuser comme des gosses, les critiques ont fini visiblement dans les oubliettes de l’enfer ! Personnellement, je devrais éviter cette zone car même si moi je l’apprécie, mon appareil lui sûrement moins. Tant pis!
Enfin la War Zone et son nouveau sol moins poussiéreux. Dommage, j’aimais bien ce côté Mad Max apocalyptique lors des pogos, même si mes poumons eux, beaucoup moins. Sur scène, Hard Ons, groupe australien au nom prometteur, joue son set efficace. Rien à dire, le groupe se donne à fond. sur cette scène devenue mythique ces dernières années. Ils sont rodés mais malheureusement pour moi, ça ne prend pas. Il manque quelque chose pour que la prestation décolle vraiment.

Pour l’instant, j’ai ce sentiment d’être un moteur Diesel qui a du mal à se mettre en route. Je reste positive et attend de trouver ma jolie baffe musicale de la journée. Il y en a toujours au moins une. Les fourmillements dans ma tête, de mes mains et de mes bras disparaissant peu à peu, le plaisir d’être de nouveau dans le pit photographe revient et m’offre le meilleur des deux mondes entre la scène et le public.
Céleste, groupe français plus habitué à la nuit, ne me fera pas mentir. Et malgré un passage en début d’après-midi, ils défendront bien leurs arguments. Un set fort comme un bon café, et servi sous la pénombre et les lumières rouges de la Valley. Enfin le réveil et la première vraie bonne surprise du jour.
Vite, je cours à la Mainstage car je ne veux pas louper Converge. Après les avoir vu précédemment ici sur la scène de la War Zone en soirée, je sais qu’une prestation sur la Mainstage en plein après-midi ne sera forcément pas aussi bien. C’est le cas, mais c’est normal. La War Zone c’est tellement eux. Le groupe ne décevra pas pour autant en faisant exploser sa fureur sur scène. Toujours un bonheur !
Merci Converge, cette fois c’est bon, je suis bien alerte et de retour pour Bongzilla. Je veux me faire un nouvel avis sur ce groupe et arrive enfin à comprendre pourquoi le public accroche : son gras et puissant, loin du côté répétitif qui m’avait ennuyée il y a quelques années lors d’un Desertfest londonien. Mes goûts ont changé, le groupe lui continue sur la même lancée. Le guitariste semble lui perché, comme souvent. Ca fait partie de leur « charme » après tout.
On arrive vers la fin de l’après-midi, et les choses plus sérieuses se mettent en place : Crowbar ! Le groupe originaire de la Nouvelle Orléans nous en donne pour notre argent. Je passerai la 2nde moitié du concert dans le pit photos à les écouter et à les immortaliser. Les réactions du public me font comprendre qu’on est bien d’accord sur la qualité de cette prestation : un grand moment sous la Valley!

Mon ping-pong continue : War Zone et les uncommonmenfrommars. Concert en forme de best of pour ce groupe de punk ardechois. Comme si parfois il était bon de rappeler que nos groupes nationaux ont eu aussi du talent. Efficace et bien plié en 50 minutes.
Church Of Misery pour la suite. C’est déjà plus ma came, et déjà vu, notamment quelques semaines plus tôt au Deserfest Londres. Ils ne me décoivent jamais, et cette fois-ci encore leur rock psyché 70’s aux influences Black Sabbath couplé à un frontman charismatique garantissent au public 100 % de satisfaction!
Pour la suite, je m’accorde une petite pause dans mes habitudes et tente d’aller photographier Hollywood Vampires. Peine perdue et sans surprise, on nous refusera l’accès. On se décide à tenter une percée dans la fosse pour quelques clichés. Et là, la bonne surprise du jour dont je n’attendais rien : un groupe formé de légendes qui s’amuse sur scène, sans égo, sans artifices à part le noir autour des yeux. Set list faite des morceaux respectifs des uns et des autres ainsi que de quelques reprises comme ce très cool « Heroes » de David Bowie.  Je reste étonnamment jusqu’à la fin sans bouder mon plaisir, et repars avec quelques clichés et un sourire d’adolescente.
A peine le temps de me remettre de ce chouette moment et la puissance d’Eyehategod foudroie la Valley Je me cale encore une fois dans le pit photos pour une moitié de concert monstrueuse. Le chanteur en bien meilleure forme que dans mes souvenirs hurle toujours comme si sa vie en dépendait. Imparable niveau grosse baffe. Pour eux, la prestation de la veille à Paris ne semble pas les avoir diminués, bien au contraire.
Fin de journée, je vais me caler pour A Perfect Circle, deuxième rang de la Mainstage 2, et en subissant un peu Judas Priest. Je n’ai jamais adhéré (désolée), mais je comprends pour autant les fans de toujours qui leur font un bel accueil. Superbe ambiance pour ce premier soir de mainstage et un florilège de clichés rock 80′ 90’s : tenues dignes des groupes glam rock, et arrivée en moto en fin de concert. Un concert classique de Judas Priest.
A peine fini, changement total de décor et de style avec A Perfect Circle. Mon premier concert du groupe. Et quel concert! De l’avis de tous ceux que j’ai croisé le lendemain, un mot revient : magique ! Et c’est bien ça : Maynard et sa voix limpide, en retrait de scène, jeux de lumières magnifique, un son parfait, musiciens charismatiques occupant parfaitement la scène à la place du frontman. Ma seule frustration sera au final de ne pas avoir pu les photographier tant le lightshow et la scénographie étaient bien au-dessus du lot. Une osmose parfaite et un moment de grâce pour finir en beauté cette première journée !

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